Memovelo

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Gérard CAPDEBOSCQ

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  … déjà sur Motoconfort . En 1924, un pemier motocycle est créé sous le nom de "Motobécane". Puis, en 1926, la marque "Motoconfort" produit une prem!ère moto grosse cylindrée. En 1975, "Motobécane-Motoconfort" absorbe "VéloSolex", puis devient, en 1983, "MBK", dont "Yamaha" prend le contrôle en 1986. 

                          

 

 - Une famille biarrote :

 

 

            Dans ces pays, dont le nom évoque immédiatement la mer, les rochers battus par les vagues, mais aussi la plage et le casino, dans ces pays que l’on croit toujours en vacances, il est parfois difficile d’imaginer l’existence de coureurs cyclistes. Gérard Capdeboscq, dont la courte carrière sur le vélo (1956-1965) n’a pas permis la totale expression de tous ses talents, est un enfant de Biarritz. La famille vit dans le quartier Beau Soleil. Le père, qui a couru à pied, exerce la profession de peintre et la mère élève les quatre enfants : « Jacky », la grande sœur, Marc, le frère aîné, Gérard et le petit dernier, Alain.

 

 

 

- les cycles et l’atelier de Gérard Morin :

 

            Chaque trajectoire existentielle connaît ces moments, ces endroits ou ces personnes, en 

apparence ordinaires, qui, avec le recul du temps, s’avèrent avoir été décisifs dans le choix du chemin de vie. Pour G. Capdeboscq, c’est une petite boutique de cycles à Biarritz, tenue par un ancien coureur d’origine normande et ayant couru au Vélo Club Courbevoie-Asnières, qui s’appelle Gérard Morin. A partir de l’âge de 12 ans, pendant les vacances, Gérard y passe le plus clair de son temps. Et, comme le patron court encore, c’est le jeune « apprenti » qui, le samedi, prépare le vélo et, le lundi, le nettoie. C’est donc dans cette atmosphère de cambouis et de colle que se développe la passion de Gérard pour le vélo, la mécanique et les courses.

 

 

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Gérard Capdeboscq (accroupi) tient la coupe gagnée par les coureurs du B.O. (Houssette-Gérad Morin, au centre -Garat). L'adolescent, connaisseur, a déjà les chaussures percées "à l'italienne"...

 

 

 

 - les débuts (1956-1958) :

 

 

            A 15 ans, il s’essaye dans quelques courses pour « non-licenciés », mais il est encore trop petit. La selle de son vélo est au ras du tube horizontal et il finit toujours dernier. C’est « Jacky », la grande sœur montée à Paris (elle travaille aux PTT à Nanterre), qui lui permet d’accéder à son premier vélo de course : un « Coppi », de couleur orange.

En 1956, il signe sa première licence et les quatre premières courses, c’est « quatre fois par terre ». Il fait ensuite quelques « petites places », puis vient la première victoire, lors de la dernière course de la saison, en septembre à Lys (65).

Au cours des deux années qui suivent, la progression continue : après la victoire au G. Px. de La Rochefoucault à Anglet en 1958, il gagne à Tardets, Ustaritz, Mugron, à Pau-le Hameau. Classé en 1ère catégorie en 1959, il est considéré cette année-là comme le « meilleur coureur du secteur basque ».

 

 

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L'une des "prem!ères fois" où Gérard lève les bras  : à Anglet pour le Prix de La Rochefoucault, en 1958.

 

 

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Premières gerbes, premiers baisers : photo émouvante aussi parce que figurent, à gauche, M. Taupin, le dirigeant du B.O. cyclisme, qui tient l'épaule du petit frère, Alain et, à droite, entre Gérard et le speaker, R. Mahéo, le père et la mère.

 

 

 

 - juillet 1960, interruption pour cause de service militaire :

 

 

            En 1960, il est allé gagner à Libourne, à Salies-de-Béarn, et il s’est « frotté aux meilleurs » : 2ème à Bayonne, Prix Comts (1. M. Gonzalez…3. Labat), 3ème à Pau, Prix Toulouse-Solex (1. Poutou 2.Gibanel) et, surtout, il remporte le Grand Prix cycliste de Pâques, celui du « Courrier », tradition bayonnaise qui se termine sur la piste du vélodrome du Parc des sports , où il règle au sprint un certain Claude Cousseau et inscrit son nom au palmarès à la suite de Robert Vivensang, vainqueur en 1959.

 

 

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Pâques 1960, vélodrome de Bayonne, arrivée du Grand Prix du "Courrier" : 1. Gérard Capdeboscq  2. Claude Cousseau... 

 

 

Mais, en juillet, il doit partir effectuer son service militaire. Cela commence à Castelnaudary, où – in extremis – le colonel lui accorde la permission pour participer au championnat de France sur route, amateurs, qui se déroule le 24 juillet à Annemasse. Ce n’est donc pas dans les meilleures conditions qu’il s’y rend et il termine 51ème et dernier de cette course (174 km) gagnée par Roland Lacombe devant Joseph Boudon et Lucien Aimar.

La suite est encore moins rose. Ce sont deux années passées en Algérie, dans les commandos de chasse, du côté de Sétif et Philippeville.

 

 

 

 - 1963, avec Michel Gonzalez au Guidon Bayonnais :

 

           

De retour du régiment, Gérard devient le partenaire d’entraînement (100 km tous les jours) de Michel Gonzalez (13 victoires cette année-là). Ils portent le maillot « Flandria », blanc cerclé de rouge et vert. Gérard gagne à Mielan, Eauze, St. Paul-les-Dax et Sanguinet.

 

 

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A l'atelier  avec son nouveau complice, Michel Gonzalez...

 

 

 

 - 1964, Parisien au VC 12ème

 

 

           

De relation en relation, Gérard Morin connaissant Paul Maye, il finit comme quelques provinciaux au VC 12° de M. Chicot et fréquente comme mécanicien l’atelier des cycles C.N.C. Le Comptoir National du Cycle (CNC) est un établissement de la rue du faubourg St.-Denis, réputé pour la confection de cadres sur mesure. Dans ce magasin opèrent Raymond Fletcher, le patron et Pierre Morphyre, derrière le comptoir. Pierre Morhyre est un ancien coureur, devenu entraîneur à moto sur la piste et, sur la route, sur derny ou burdin (35 participations à Bordeaux-Paris,  2 victoires avec Nédelec en 1964 et avec Duclos-Lassalle en 1983)  (cf. G. Guilloury sur le site du VCVP, Velo-Club des Veterans Parisiens).

Ainsi conseillé, Gérard Capdeboscq dispute les classiques parisiennes : Paris-Ezy, Paris-Rouen, Paris-Barentin… dans Paris-Mantes, le 1er mai, course gagnée par Michel Goeury, il se classe 8ème.

Auparavant, dans le Tour du Loir-et-Cher, après avoir pris la 4ème place dans la 2ème étape (1. Hamelin), il termine 10ème au classement général de ce Tour remporté par Maurice Benet devant G. Reybroeck et Moors.

Il est aussi aux 8 jours de l’Ouest, appelés aussi « Grand Prix de l’Economique ». La presse locale se fait l’écho de cette participation et, à Biarritz on apprend que « le poulain du président Gérard Morin, l’excellent Gérard Capdeboscq s’est classé 2ème de la 3ème étape qui arrive au Mans (1. Paris 188 km en 4h 39’ 57’’…3. Vallée 4. Rosnarho 5. Laforest…). Dans la 2ème étape qui mène à Caen, il fait partie du groupe de 19 échappés, crève deux fois, mais revient en tête à chaque fois et se classe 10ème à l’arrivée. La course est ensuite dominée par l’équipe espagnole qui fournit le podium terminal : 1. Diaz 2. Blanco 3. Garcia.

Dans la « Route de France » (disputée du 24 au 30 mai) après avoir pris une bonne 5ème place dans la 3ème étape entre Vichy et Le Creusot (188 km, 1. Saint-André), il abandonne au cours de la 5ème étape de cette épreuve remportée par Ch. Raymond devant Ch. Rigon et D. Letort. En région, il gagne à Mimizan et au Boucau et il se « frotte » aussi dans d’autres sprints : ainsi , il est 2ème à Villeneuve/Lot du Prix « Paris chic » entre M. Gonzalez (1) et R. Batan (3), et à Condom, pour le Prix de Gellé, il finit 3ème derrière M. Gonzalez (1) et R. Darrigade (2).

            En juin-juillet, la F.F.C. délègue dans les îles de l’Océan Indien deux représentants, G. Capdeboscq et C. Morel. Gérard va remporter le Tour de l’île de la Réunion et il termine 2ème derrière son coéquipier du Tour de l’île Maurice. Le séjour se conclut sur le Tour de Madagascar.

 

 

 

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 Même s'il vaut mieux ne pas freiner dans les virages, deux doigts de la main gauche sur la manette, au cas où...

 

 

 

 - 1965, avec le « Vicomte », parmi les « pros » : l’aventure « Grammont-Motoconfort »

 

            C’est Pierre Morphyre qui met en contact Gérard avec Jean de Gribaldy. Si l’aventure avec J. de Gribaldy, directeur sportif, ne dure qu’un an, la rencontre des deux hommes a incontestablement marqué Gérard Capdeboscq. Cette relation a commencé et continué sur un mode que résume cette phrase de J. de Gribaldy : « si tu as besoin de quoi que ce soit ». Au point qu’en effet G. Capdeboscq ajoute : « De Gri. est toujours passé me voir, ensuite, à Biarritz ».

Jean de Gribaldy est un personnage, à la fois connu et méconnu du monde cycliste. Décédé dans un accident de voiture en 1987, ce n’est qu’après que les hommages sont venus. Ancien coureur cycliste professionnel (2ème du championnat de France 1947, 2ème de Paris-Limoges 1948, 2ème de « A travers Lausanne » 1948 et 1949, 3 Tours de France 1947,48 et 52). Les parents de Gribaldy sont fermiers dans le Doubs, mais la famille est d’origine piémontaise et noble (émigrée en Savoie au XVIème siècle). Jean de Gribaldy est donc vicomte en titre. Après sa carrière de coureur, il monte d’abord un magasin de cycles au centre de Besançon, qu’il fait progresser pendant une dizaine d’années. A partir de 1964, il devient le « découvreur de talents » que l’on sait maintenant : Joaquim Agostinho, Sean Kelly, Steven Rooks… et, en France, Caritoux, Martinez, Bittinger, Beucherie, Tinazzi… c’est lui qui les a « lancés » ou « relancés ». Pointilleux sur la diététique, économe (faisant beaucoup avec peu de moyens), il a des relations avec le monde du spectacle et ce que l’on nomme le « Tout Paris », à commencer par Johnny Hallyday. Cela lui facilite la recherche (difficile) de sponsors.

La saison commence du côté de Grasse, chez P. Molineris, où les « Grammont-Motoconfort » ont leur rassemblement. Gérard y arrive enfin avec sa voiture et, voyant son visage anxieux, le « Vicomte » l’interroge : « qu’est-ce qui ne va pas ? » et, Gérard en regardant sa voiture lui répond :  « Je suis arrivé, mais je crois que je n’aurais pas pu aller plus loin… » Capdeboscq participe aux premières épreuves sur la Côte et, en février, il est au Circuit de la côte varoise avec bonheur : il gagne la première étape, St. Raphaël-Hyères, devant R. Elena, le vainqueur au classement général (Gérard finit 4ème derrière Suire et Guyot).

Suit la déplorable histoire du départ raté lors de la deuxième étape de Paris-Nice, Troyes-Château-Chinon. L’équipe « Grammont-Motoconfort » arrive en retard au contrôle de départ, dix minutes après le départ du peloton. Parce qu’ils essaient de rentrer dans les voitures, les commissaires décident de les mettre hors course… Pourtant, lors de la 1ère étape, entre Melun et Troyes, remportée par R. Altig, Gérard s’est classé 66ème au sein du peloton.

 

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Paris-Nice 1965 :  Gérard est bien "entouré" : Jacques Anquetil à sa gauche et, derrière lui, Charly Gaul, Maurice Izier ...

 

 

 

Quelques semaines plus tard (le 4 avril), Gérard « échoue » à la deuxième place du 27ème Bordeaux-Saintes, derrière J. Groussard, mais devant M. Brux, Ignolin, Lemétayer, Arzé, Mériaux, Martin, Le Grévès et Jagueneau… Michel Gonzalez l’avait prévenu : « il faut rentrer dans les dix premiers sur le vélodrome » et, pour cela, il faut se faufiler dans le raidillon qui mène à Bellevue. Gérard rentre en 8ème position sur la piste, mais il a fort à faire. Les « Pelforth-Sauvage-Lejeune », qui sortent d’un Tour de France 1964 « euphorique » (Georges Groussard porte le maillot jaune plusieurs jours, Jan Janssen gagne le maillot vert et l’équipe le Trophée par équipes) maîtrisent ce final. Le lendemain de la course, le journal « Sud-Ouest » publie une photo où le vainqueur qui lève le bras cache le second et titre : « Joseph Groussard triomphe au sprint – Guy Epaud a préparé la victoire de son équipier ».

 

 

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Contrairement à ce que dit la légende de la photo, Michel  Brux n'est pas masqué (c'est le maillot "Mercier-BP" et il est 3ème). Par contre, du deuxième (Gérard Capdeboscq), on n'aperçoit guère que le quart de manche du maillot sous le bras levé du vainqueur, J. Groussard.

 

 

 

Au cours de la saison, G. Capdeboscq se classe 2ème à Cénac-et-St. Julien, derrière B. Labourdette , à St. Laurent des Hommes derrière R. Wolfshohl et à Morcenx derrière C. Dècle. Puis, 3ème à Montbazillac derrière Gonzalez et Leduc. Une semaine avant Bordeaux-Saintes, à Lagorce-Laguirande où la participation est parrticulièrement relevée, l’épreuve est remportée par Jean Gainche et Gérard prend la troisième place du sprint du peloton derrière les échappés.

Par la suite, il gagne (quand même) la 2ème étape du Tour du Bordelais, entre Libourne et Langon. Au mois de mai, il prend part au Critérium du « Dauphiné Libéré », dans une équipe « Grammont-Motoconfort » franco-suisse. Mais, il abandonne au cours de la 5ème étape entre Thonon-les-Bains et Chambéry.

Pendant l’été, il remporte les « 4 jours de la côte basco-landaise » (Anglet-Azur-Hossegor-Capbreton) devant Labarthe, Broustaut, Daguerre et Aranzabal. Au critérium de Quillan remporté par Jo. De Roo devant J. Stablinski, il se classe 9ème.

Mais, la saison se termine mal. Dans Paris-St. Pourçain/Sioule (où Labarthe gagne la 1ère étape), Gérard fait une grosse chute et passe huit jours à l’hôpital.

 

 

 - 1966, la voie (la voix ?) de la sagesse :

 

 

            Certes, « le père De Gri. a été formidable », mais l’accident a fait pencher le fléau de la balance. En effet, à peu près au même moment, Gérard Morin propose à G. Capdeboscq de prendre sa succession au magasin : « si tu veux, tu prends ! », moyennant deux années de gérance.

 

 

 - 2013 : « Après 47 ans, il remballe » (« Sud-Ouest », 10/01/13)

 

 

            L’heure de la retraite a sonné pour Gérard Capdeboscq, lequel rappelle alors : « j’ai eu l’opportunité de reprendre le commerce de Gérard Morin, qui m’avait formé quand j’étais jeune apprenti ».

 

 

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 Au coin de sa rue, le patron du "MBK" qui va bientôt fermer boutique...

 

 

 

Les locaux, situés à l’angle des avenues Foch et Jaulerry à Biarritz, dans un endroit stratégique du centre ville, représentent une surface de 200m2 . « Nombreux sont les Biarrots dont le premier vélo et tous ceux qui ont suivi viennent de chez MBK-Capdeboscq » (Elise Chavoix, dans « Sud-Ouest »). La journaliste ajoute : « les clients du monde entier se bousculaient chez MBK-Capdeboscq dans les années 90 ». Ainsi, il était possible d’y croiser : L. Zitrone, A. Prost, R. Gotainer, S. Vartan ou Darry Cowl… Et, l’homme du lieu savait aussi cultiver la convivialité, témoins ces « deux bancs près du comptoir au fond du magasin » où les clients, le temps de s’asseoir, se mettaient à converser. D’autant plus que Gérard savait depuis longtemps l’importance du rugby dans les échanges. Lors de la participation du Biarritz Olympique à la finale de la Coupe d’Europe, en 2006, ses vitrines sont parées des couleurs rouge et blanc. Le magasin de cycles de la rue Jaulerry est, alors, un rendez-vous incontournable où, presque tous les soirs, se tient « une séance plénière des plus fidèles supporters… au milieu des mobylettes et des scooters… on se dispute ou on rigole… ils sont tous là, même Michel Yachvili ! » (Dorothée Frenot, « Sud-Ouest »).

 

 

 

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Les coureurs cyclistes d'aujourd'hui sont plus grands que ceux d'autrefois - et, pourtant, Gérard n'est pas un "nain" - cela n'empêche pas l'amitié, qui est aussi une forme de respect…  (ici, David Millar)

 

 

 

Mais le B.O. ce n’est pas que le rugby et, dans un magasin de cycles, il est normal d’y rencontrer aussi des cyclistes. Il y a les fidèles et l’ami André Darrigade, mais encore David Millar, qui sort du Tour de France (2002) et qui possède un appartement à Biarritz, souvent présents au magasin. Un cyclisme que Gérard Capdeboscq, licencié dans ses premières années au B.O., a relancé après le décès de son  dirigeant, M. Taupin.

 

 

 - de chutes en chute :

 

 

           

L’aventure de Gérard comme coureur cycliste s’est, probablement, achevée sur cette chute dans l’épreuve Paris-St. Pourçain/Sioule. La carrière de commerçant a, alors, commencé. Parti de presque rien, locataire puis propriétaire, Gérard a construit un immeuble au-dessus du magasin. Mais, ce développement n’a pas été sans heurts.

Le plus sévère d’entre eux est l’accident survenu le 21 août 1982. Alors que Gérard circule en cyclomoteur à proximité de l’aéroport, il est percuté par un motard qui a brûlé le feu. L’addition est très lourde : grosses fractures au fémur et au genou. Vont s’ensuivre deux années de rééducation, dont le souvenir fait émerger à chaque fois la figure d’un seigneur : Louison Bobet. C’est Louison qui met en contact Gérard et le Pr. Letournel, le chirurgien qui opère, et qui fait admettre Gérard en thalassothérapie.

Ce cercle d’amis se réunit quelques années plus tard pour la remise de la Légion d’honneur  à André Darrigade, sans Louison Bobet, malheureusement.

 

 

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Panel cycliste basco-landais rassemblé à Paris pour l'Amicale du cyclisme  (de g. à d.) : Pic - R. Sicard - Capdeboscq - A. Darrigade. 

 

 

Gérard, qui contribue largement à la relance du cyclisme à Biarritz, est aussi, pendant 25 ans, au service de « l’Essor basque », jolie collection d’épreuves qui ouvrent la saison en Aquitaine. A son tour, en 2008, il est décoré de l’ordre national du Mérite par la maire de Saint-Jean de Luz, Michèle Alliot-Marie, plusieurs fois ministre de la République.

 

 

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 Légitime fierté exprimée en la compagnie de Michèle Alliot-Marie, plusieurs fois Ministre  (portefeuilles régaliens : Défense, Intérieur, Justice et Affaires  étrangères), fille de Bernard Marie, arbitre international de rugby à XV, ancien député des Pyrénées-Atlantiques et maire de Biarritz.

 

 

            Depuis 1966, Gérard est le père de deux jumelles, Frédérique et Nathalie et, dans la revue du B.O., on présente fièrement la famille Capdeboscq, famille sportive. En effet, les deux sœurs ont très vite investi les « nouvelles pratiques » liées au vélo :  dès 1983, Nathalie est championne d’Aquitaine puis de France en BMX. En 1986, championne d’Europe, elle gagne la médaille d’argent au championnat du monde à Riccione, en Italie. Frédérique suit de très près, elle est à son tour championne de France en 1987 et 1988. Ensuite, les jumelles se mettent au VTT et au bi-athlon avec un égal bonheur. Puis, en 1980, elles sont au triathlon, où elles enlèvent les premières places à Anglet, à Saint-Jean-de-Luz et contribuent à la victoire par équipe du Biarritz Olympique.

 

 

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Frédérique et Nathalie Capdeboscq, les jumelles du triathlon du B.O.

 

 

 

            Pour finir, reste le cas de « Twist » ( certes, sans « Tequila ») le premier « cocker basque » qu’il m’ait été permis de rencontrer, dont le comportement témoigne d’une remarquable éducation, à l’image de son maître « sérieux, calme, réfléchi ». Un animal très discret. 

 

 

 

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 Cadeau de Pic à Gérard : outre le dessinateur qui s'est lui-même croqué, peut-on y reconnaître... et J. Alvarez et A. Darrigade… et ces Dames ? 

 

 



03/03/2016
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