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Gérard SAINT-MARTIN

 

                                         Gérard Saint-Martin


 

            Début des années 80, dans la montée de Cardan, trois « cyclosportifs » ne sont pas mécontents d’en finir. Et, soudain, un claquement suivi du choc d’une pièce métallique sur le sol : le blocage de ma roue avant vient de rendre, brutalement, l’âme. J’évite de freiner avec cette roue et je réussis à m’arrêter sans autre dommage. Le constat fait, avec mes deux compagnons (C. Moncada, JF. Pierrot), nous nous mettons en quête d’une solution. Lors d’une précédente sortie, mon regard avait été attiré par la présence, insolite pour moi, d’un vélociste un peu plus bas, du côté de Cambes. Les vitrines, alléchantes, montraient qu’il s’agissait d’un spécialiste du vélo de course. Mes deux copains décident d’y pousser et, un peu plus tard, reviennent avec un autre blocage, celui-là en état.

            Ainsi dépanné, nous passons au retour par Cambes afin de remercier. Et, je rencontre le jeune couple qui tient le magasin : Françoise et Gérard Saint-Martin. Ils m’encouragent à rentrer chez moi, sans autre forme de souci.

 

 Quelques années plus tard, le couple Françoise-Gérard, ils sont oujours fidèles au poste.

 

            A cette époque, je roulais sur un vélo « Coppi » acheté, puis réémaillé chez Basty, à Bègles.

Celui que Gérard Saint-Martin considère comme un précurseur du « spécialiste du vélo de course » dans la région, connaît alors des ennuis de santé. Et, après avoir vendu ce vélo par l’intermédiaire d’une annonce passée dans « Cyclisme », j’achète mon premier vélo chez Saint-Martin, à Cambes.

            Entre 1980 et le début des années 2000, j’achèterai six vélos chez cet artisan, qui, après quarante années de travail, vient de considérer la « retraite » tout en restant actif. Parce qu’il a toujours été prêt à expliquer et à argumenter son point de vue, j’ai pensé que son expérience pouvait permettre de mieux cerner ce métier de vélociste, son réseau de contraintes et ses évolutions.

 

               Le métier, quel métier ?

              

 Quelle est la bonne appellation : Vélociste ou marchand de cycles ? ou artisan-constructeur ?

 

En 2012, les cycles « Saint-Martin » ont encore édité « à compte d’auteur » (c’est-à-dire ni « Routens » ni « Dutouron ») un catalogue dont la première page de couverture dit, à elle seule, toute l’étendue du problème. On lit d’abord : « fabrication artisanale de cadres et de cycles sur mesures ». A côté de la reproduction de la photo d’un coureur cycliste professionnel, on retrouve de haut en bas à peu près toutes les grandes marques de cycles, de composants, de selles, de jantes, de pneus… En bas à gauche et sous la photo sont énumérés d’autres produits à la vente : « accessoires, bonneterie, chaussures, diététique ».

Et, déjà, l’écartèlement entre plusieurs tâches, qui ne fait que renforcer la difficulté à être, à la fois et en même temps, mécanicien et vendeur, artisan et/ou commerçant. Ce qui peut s’observer dans de nombreux cas : l’atelier est-il dans ou en dehors du magasin ? au centre du magasin, mais protégé par une « talanquère », que seuls les « initiés », les « vrais » peuvent franchir ?

Sur ce sujet – comme sur d’autres – Gérard a fini par trancher pour se « re-trancher » dans sa « caverne » au fond de sa cour, bien aidé cependant par Françoise, restée en première ligne au magasin.

De même « mécanicien » ne signifie pas « constructeur ». Longtemps, à ses débuts, G. Saint-Martin a monté des cadres fabriqués par M. Carré à Paris. Avec le décès de ce constructeur, unanimement apprécié, les relations avec l’entreprise familiale (mais qui reposait sur un homme) étant devenues difficiles, Gérard se lance dans le construction de cadres. De nouvelles compétences (souder, braser), de nouveaux outils (marbre, chassis) appellent de nouveaux investissements. Saint-Martin, là encore, ne fait pas dans la facilité.

Les marques de cycles vendent des vélos montés. Les marchands de cycle, pour la plupart, se contentent de les vendre ainsi. Cependant, chez les fabricants, deux groupes coexistent : les fabricants de cadre et les fabricants d’accessoires. Pour équiper un cadre,  il faut à peu près 30 accessoires et 2000 pièces (« en comptant les maillons de la chaîne »)… Toute une tradition s’est établie qui veut que, dans le commerce du vélo de course en particulier, l’artisan monte à la demande du client.

Pour cette recherche d’indépendance, une dernière marche reste à gravir : la construction du cadre, à partir de tubes et de raccords achetés chez les fabricants. Et, ceci, répond à la demande d’une certaine clientèle, qui, assimilant l’artisan-constructeur de vélo au tailleur du monde vestimentaire, recherche « une machine faite sur mesures ». Dans les années 1980, Gérard Saint-Martin saute le pas.

 

 

             Des logiques différentes :


 

             L’artisan-constructeur, travailleur indépendant, peut-il survivre dans un milieu de marques et de fabriques industrielles ?  « Oui ! » répond Gérard Saint-Martin. Et, si la demande du client de se faire construire une machine à ses côtes peut légitimer l’existence de « tailleurs ou couturiers » locaux, l’autonomie de ces derniers s’arrêtent souvent où commence le monde structuré de l’usine.

Une fois le cadre fabriqué se pose ensuite le problème de la peinture et de l’émaillage. L’artisan-constructeur ne peut investir dans le matériel nécessaire que s’il produit 1000 cadres par an. Donc, l’artisan se retrouve confronté aux aléas de la sous-traitance.

Ainsi, Gérard a traité avec diverses entreprises bien connues dans la profession. Mais, avant de trouver ces dernières années une « collaboration de rêve » avec celui qu’il nomme le « Charentais » (quelque part entre Saintes et Royan), il dit avoir connu quelques « galères » , « avalé des couleuvres » et reçu de « belles factures » plus souvent que des cadres au travail parfait, à l’heure et à bon port.

             Quant aux accessoires, là, encore, l’artisan et petit commerçant subit la domination du grossiste, lequel ne détaille pas (évidemment), ce qui rend l’exercice acrobatique. L’ambition d’avoir son nom sur le vélo, de signer son travail, d’avoir sa propre « marque » pour aussi légitime qu’elle soit, se paye cher.

 

 

               Plusieurs périodes :

 

 

                L’activité déployée par G. Saint-Martin a ainsi connu plusieurs périodes, au moins quatre. Et, comme on va le voir, cette trajectoire qui s’étale sur plus de 40 années (« dans ce secteur, combien sont encore en activité 30 ou 40 ans après ? » dixit Gérard) n’a pu que s’inscrire dans le contexte social et commercial du vélo en France.

 

                1. En fait, Gérard est issu d’une famille étrangère au vélo. Mais, au début des années soixante, à Ambarès comme ailleurs, un adolescent est encore susceptible d’être attiré par le monde des courses et des coureurs. Il sera coureur cycliste entre 1965 et 1975, non sans succès sur le plan régional. Parallèlement, il apprend le métier d’électricien-auto chez un patron du bas Cenon. Et, il pousse l’expérience jusqu’aux 24 heures du Mans avec l’écurie « Matra ». Sur la fin de sa carrière cycliste, il se prend à seconder son beau-père, Pierre Barnagaud, alors dirigeant du C.A. Créon, qui s’occupe du matériel des jeunes coureurs du club.

 

                2. La période qui suit l’ouverture du magasin est marquée par de nombreuses commandes. C’est l’époque où Gérard travaille avec le fabriquant de cadres Carré et où il effectue aussi 4 à 5 voyages en Italie, par an. Il s’inscrit dans le paysage du commerce traditionnel des vélos de course où existent déjà les magasins de Bramard, Basty, Campaner, Virol… Ses vélos portent désormais le nom de Saint-Martin.

 

Michel Basty (1937-2006), issu de Bègles et du rugby, il a passé un CAP "monteur de vélo" et Gérard Saint-Martin  le tient pour le précurseur du "spécialiste du vélo de course".

 

             3. Avec les années 90, de nouvelles concurrences s’installent : les « GSS » ou « grandes surfaces spécialisées » qui ont nom « Décathlon, Go Sport, Intersport… », 6 ou 7 points de vente, attisés par la montée du « sport pour tous », du « sport loisir », qui s’ajoutent à la quarantaine déjà existante. Cette concurrence engendre « un arrière-plan malsain » lequel, par le biais d’une marge bénéficiaire réduite, cherche à séduire une clientèle qui n’a pas toujours les moyens. Période délicate de remise en cause pour les cycles Saint-Martin qui doivent faire face à quelques « coups durs » : maladie, cambriolage (mais, à qui donc cela peut-il bien profiter ?..), SAV et garanties, pression du fisc…

 

              4. Alors, G. Saint-Martin recentre son activité « sur des  choses que personne ne faisait » et il s’inscrit dans une nouvelle « niche » : celle du « vélo-cyclo », du « vélo-voyage », les randonneurs et randonneuses (fabrication du cadre, des portes bagages, de pieds de travail, de panier porte bidons).

 

Gérard et Françoise Saint-Martin : ici, sur l'une des randonneuses de la famille Delmontel qui est allée, ainsi,  au Vietnam, en Australie, en Nouvelle Zélande et en Malaisie...

 

ll a fait ses calculs : soit 1M voire 1,5M de vélos vendus par 2000 points de vente et, côté « vélo-cyclo », 300 à 400 par 3 ou 4 fabricants…

D’autant plus que l’évolution commerciale s’en prend désormais au commerce traditionnel avec Internet, la VPC et quelques « paradis fiscaux » comme Andorre.

De toute façon, le petit artisan, mécanicien puis constructeur de cadres, n’a jamais été dupe. Déjà , dans les années 80, il a vu arriver sur le marché : TVT, LOOK puis TIME… Il sait le commerce du vélo balançant le client entre le rêve et la réalité, le vélo de course moderne poursuivant le rêve du modèle absolu : la Ferrari. Ainsi, ces amoureux transis qui se « saignent » pour acheter le BMC de Cadel Evans.

Alors, Gérard Saint-Martin laisse tomber cet implacable verdict : « 80% des gens sont sur des vélos qui ne leur correspondent pas ». Or, voilà le cadre  « monocoque carbone » qui domine le marché et qui semble être désormais le symbole de ces « produits imposés par les fabricants ».

 

             

                Clients et clientèle :


 

                Ancien coureur, Gérard Saint-Martin, quand les cycles portant son nom ont commencé à être diffusés, a joué le jeu des clubs et des coureurs. Jamais d’argent, mais un équipement complet. Nombreuses furent les déceptions et, plus rares, les retombées… Il n’était pas demandé aux coureurs de jouer les représentants, mais de mettre en valeur la « marque ». Pour une fois, Gérard cite trois noms qui, pour lui, ont fait honneur à ses couleurs : Daniel Pandelé, Jean-Paul Raymond et Marino Verardo.

 

 

Daniel Pandelé : 5 fois champion de France sur piste (poursuite individuelle, par équipes, aux points 1981-84-87°88), 11ème aux J.O. de Barcelone 1992, a participé à 8 championnats du monde et couru sur 54 vélodromes, dans 12 pays différents.(Merci à Gérard Descoubes).

 

 

 

 Jean-Paul Raymond, plusieurs fois champion d'Aquitaine de cyclo-cross.

 

Marino Verardo, qui gagne Bordeaux-Saintes 1983, porte sur son maillot aux couleurs du C.C. Marmande les publicités pour les"Maisons le Marensin" et les "cycles Saint- Martin".


               Le « milieu » de la course et des coureurs pèse, relativement, sur le monde du vélo de course. Mais, il ne peut constituer à lui seul une clientèle stable sur laquelle fonder une activité commerciale équilibrée. Avec le vélo de randonnée, Gérard Saint-Martin est en prise avec une clientèle, certes plus dispersée en France, mais aussi plus fidèle et plus apte à supporter  les dépenses nécessaires.

               Issu d’une famille étrangère au milieu du vélo et, pourtant, « piqué » par la course et les coureurs, Gérard, une fois sa carrière de coureur terminée, s’est établi comme artisan et marchand de vélos de course pendant plus de trente ans, avant de reconsidérer sa clientèle et de lui proposer des cycles conçus pour la santé et les loisirs, plus que pour la compétition.

 

 

                  Mécanicien des Equipes de France:


 

                Cependant, Gérard a aussi fait ses « classes » comme mécanicien des Equipes de France, entre 1990 et 1995. Cette « sélection », il la doit à J.J. Rebière, ancien champion de France de poursuite amateurs, alors CTR d’Aquitaine. Ses « missions » l’ont amené sur les terrains de la route, de la piste et du cyclo-cross. Le mécanicien, qui n’est pas seulement celui qui lave ou prépare les vélos, mais aussi celui qui conduit le camion et son chargement, a été présent sur le Tour de France féminin, le Ruban Granitier Breton, aux Etats-Unis pour le Tour de Trump, en Espagne pour le Tour de Murcie ou en Italie pour le Regio Tour et, encore, au Canada, en Autriche, en Allemagne et en Hollande.

 

Ruban granitier Breton 1988 : de gauche à droite, Gérard Saint-Martin (mécanicien), Becaas, De Bacco, De Las Cuevas (vainqueur), Gourmelon, Bouquet, Rebiere, Rebiere (CTR, directeur sportif),Davy. 

 

 

Ce sont ses compétences et son sérieux qui l’ont fait retenir, mais il était, déjà et aussi, l’artisan-constructeur, et le magasin et Françoise l’attendaient. Vacataire certes, mais le métier et ses responsabilités étaient à Cambes. Au-delà des expériences vécues, Gérard considère aujourd’hui ces moments comme des contributions positives à l’image des « cycles Saint-Martin ».

                Justement, l’évolution de l’activité de l’artisan-constructeur G. Saint-Martin s’inscrit à rebours (sans jeu de mots !) et va, donc, du vélo de course au vélo de voyage, le randonneur. Mais, lorsque l’on revient sur la période où il fut coureur cycliste, Gérard s’anime à nouveau.

 

 

               Coureur cycliste


 

               Issu d’une famille modeste, étrangère au milieu de la course cycliste, il signe sa première licence au Vélo Club d’Ambarès et il en a conservé le maillot. Cela commence par la course au village, les couleurs des maillots, les éclats de lumière projetés par les rayons et le cliquetis des roulements à bille. Puis, il y a la bande de copains (Gérard se rappelle de quelques noms : Claverie, Espinasseau, Nogueira, M. Estève, le patissier et, plus tard, Pierre Dagnan) et puis, le champion du monde, André Darrigade en personne qui vient parrainer le club…

                La première année en cadets (1965), Gérard, qui ne sait pas encore ce qu’est une course de vélo, s’efforce de finir les courses. En deuxième année, il récolte quelques places de deuxième. Puis, vient le 1er Pas Dunlop en 1967. G. Saint-Martin gagne l’éliminatoire départementale, mais, à Sainte-Livrade pour la régionale, il se classe 5ème derrière Casas et il a, ensuite, la mauvaise surprise de ne pas être qualifié pour la finale nationale à Marseille  (gagnée par J.L. Molineris).

D’autres victoires, comme à Saint Louis de Montferrand ou à Romagne, viendront le réconforter.

Quelques coupures de journaux : le jeune Saint-Martin avait bien commencé... Mais, ainsi que l'on pouvait le lire dans le journal à la rubrique "Créon" : "Bravo à ce garçon qui est toujours là et il est regrettable qu'il soit obligé de travailler à fond pour préparer son CAP, mais le vélo, c'est un sport et le CAP, c'est son avenir dans la vie".

 

                De cette époque,  Gérard  n’a pas gardé que des souvenirs, il en a tiré des leçons et des conséquences en prise avec son métier. En particulier, il pose avec netteté le problème du choix du sport cycliste par les enfants et leurs parents. En effet, c’est un « sport difficile » et qui « coûte cher ». Nous retenons ici le souvenir attendri qui lui revient, lorsqu’il évoque le jour où son père lui offre un boyau Canetti « Paris-Tours », car il savait « ce que ça coûtait à (ses) parents ».

 

  

                1968 : c’est une bonne année pour Gérard, le coureur licencié à Créon, qui gagne, début mars, Cenon-Castillon et retour (2ème : Claude Magni VC Langon… 4ème Alain Cigana) et, en fin de saison, le 8ème criterium des pompiers à Coutras.

 

 Coutras, citerium des sapeurs-pompiers.

 

                1969 : victoire dans le Grand Prix de la Pentecôte à Pauillac (2. Cigana 3. Peydecastaing).

 Pauillac sous les platanes...

 

                1970 : victoire dans le Grand Prix de la Victoire à Libourne (2. Fauquey (Créon) 3. Frosio (Andernos). Cette année-là,  Gérard gagne le championnat inter-régions militaire sur la piste de Villemur, en poursuite. Mais, pour la finale des championnats de France militaire à Lunéville, engagé aussi sur la route, il chute sérieusement.

 

                Gérard Saint-Martin fréquente le vélodrome de Lescure depuis longtemps et participe à de nombreux « samedis cyclistes ».

 

 Il y est souvent vainqueur en poursuite ou dans l’individuelle. En juniors déjà, ses adversaires ont nom : Audoire, Bruat, C. Magni, Rebière, Valade, Vermeulen…Depuis 1970, G. Saint-Martin est licencié au B.V.C. Jusqu’à la fin , en 1975, il est plutôt « dans le peloton », sinon « en roue libre »…

 

 

 

                     40 ans plus tard, le coureur cycliste, qui a épousé la fille d’un autre coureur cycliste, puis ouvert avec elle un commerce et un atelier de cycles, a assimilé toutes ces expériences et tient un discours clairvoyant, pondéré et sans concession sur ce milieu qui l’a vu évoluer, mais dont il est étranger au départ. C’est cela qui explique, peut-être, sa solidité au poste et sa volonté d’aller au bout de ses idées.

L’homme est fier d’avoir rencontré ces grands professionnels du cycle que sont André Bertin et José Alvarez et, aussi, d’avoir pu traiter avec eux. Ses albums photos portent aussi le témoignage des rencontres avec quelques grands champions : Bartali, Hinault, Kelly, Lapébie, Lemond, Moser et Thévenet.

 

Cambes, 1985, devant le magasin rèunion au sommet : Alain Giresse, les époux Saint-Martin, Guy Lapébe et Bernard Lacombe... lors du duel avec Monaco pour le titre de champion de France de football, les deux Girondins s'étaient juré : "si Bordeaux est champion, nous irons à Lourdes en vélo et nous ferons brûler un cierge à la grotte !" Promesse tenue, le 4 juin 1985, avec leurs deux "professeurs" : Roger et Guy Lapébie, partis de Léognan à 6 heures du matin... sur cycles Saint-Martin...


 

                    Il nous a livré sa conclusion : « Jeune coureur, je rêvais de gagner le Tour de France. Je me suis accompli dans la fabrication de « vélos ». A mon avis, cela a été  tout aussi difficile. Je n’ai pas fait fortune (j’ai ce qu’il faut pour vivre), mais je me suis enrichi sur les plans culturel et humain. De nombreux clients m’invitent et m’attendent dans toute la France. » 

 

       



10/10/2012
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